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Obtention du safran

Les fleurs sont cueillies plusieurs fois par jour de préférence avant l'ouverture des tépales, ce qui est très difficile à vrai dire tellement cette ouverture se fait rapidement sous l'action des premiers rayons de soleil. Après séchage naturel, les fleurs sont émondées : le pistil est séparé à sa base juste sous l'attache des trois stigmates entre eux. Une personne expérimentée peut cueillir 1000 fleurs en une heure mais il lui faudra ensuite 2 à 3 heures pour les émonder.

Les pistils sont ensuite séchés le plus rapidement possible pour préserver les molécules qui confèrent au safran ses propriétés si célèbres et recherchées. Les pistils doivent impérativement perdre les 4/5 de leur eau. Le contrôle se fait à la balance. Le safran sera ensuite conservé dans un contenant hermétique et inerte, à l'abri de la lumière.

Ainsi, 1 gramme de safran sec (issu de 150 à 180 fleurs) provient de 5 grammes de safran fraîchement émondé. Ces chiffres justifient le prix du marché quasiment inchangé depuis des millénaires, et son surnom d'Or Rouge. Il est en effet plus cher que la truffe ou le caviar. Par ailleurs, outre la récolte laborieuse, consommatrice de temps et de personnes, cette culture exige durant le reste de l'année, un entretien méticuleux des parcelles : désherbages, repiquage des bulbes, aération du sol en période de végétation ou pendant la période de repos....

Toutes ces étapes se font évidemment manuellement hormis le labour effectué avant plantation des bulbes ou l'aération du sol en période de repos, deux opérations qui peuvent s'effectuer au motoculteur.